Retourner à la base

spincess horse rider

Semaine à oublier. En bon Québécois, je ne me gênerais pas pour dire “Semaine de marde!”. C’est le cas de le dire avec Madame Gastro, ma favorite… not! Monsieur mon Mari lui était de retour au travail lundi. Déjà, j’appréhendais ce moment. Bon, ok, il a été malade la moitié de son congé de paternité et j’ai gardé le fort plus souvent qu’à mon tour, mais son aide était quand même bien précieuse. Non seulement fallait-il que je perde une paire de bras, mais en plus les microbes sont (encore) entrés dans notre maison.

Le “problème” avec trois enfants, c’est qu’il n’y en a toujours un pour qui ça va mal… quand c’est pas deux… ou trois! Ça fait que moi, humble maman avec seulement deux bras, je suis littérallement pognée avec un grand garçon amorphe sur le divan, un petit cadet qui ne sait plus où mettre son énergie et une benjamine qui a décidé qu’elle était en poussée de croissance.

Bien sûr, ça n’empêche pas les vêtements de s’empiler dans le panier, les dîners et soupers qui arrivent toujours trop vite, les petits dégâts courants de la vie avec enfants et une immense chute d’hormones qui me donne de belles déprimes et des yeux qui coulent plus facilement qu’à l’habitude (lire je pourrais faire couler le Titanic).

Oh! Je sais, je sais, toutes les mamans du monde ont ce genre de moments! Tsé, quand t’aurais le goût de t’enfuir une journée… ou une semaine… et que tu regrettes d’y avoir pensé deux secondes après. Bin oui, la culpabilité, ça nous connait, n’est-ce pas?

C’est quoi la solution? J’ai activé le mode survie, évidemment. Mais qui dit survie, dit temporaire. Alors, je ferai quoi, la crise terminée?

 

Retourner à la base. Voilà.

 

Dans ma passion première qu’est l’équitation, on m’a souvent dit de retourner à la base. J’ai vérifié avec le grand sportif qui partage ma vie, et on lui a dit à lui aussi, au hockey et au golf, notamment.

En équitation, retourner à la base, c’est monter une foulée à la fois (ma coach sera bien contente de lire celle-là!), c’est reprendre les techniques de base, c’est s’imaginer galloper tranquille dans un champ avant de fouler le sol comme un jockey à la recherche d’une victoire… C’est laisser son corps faire ce qu’il fait le mieux, en mettant la tête de côté un peu.

Possible aussi que cette phrase soit sortie de la bouche de Monsieur mon Mari ou moi-même. Retourner à la base, c’est un de nos mantras. On s’est empressé d’ajouter ce précieux principe à notre bagage et on se le balance à la face l’un l’autre, au besoin. Parce que, retourner à la base, c’est pas juste pour les sports. C’est un passe-partout qui fonctionne dans toutes les serrures. En tout cas dans les miennes: comme parent, en amitié, en couple ou en solo.

 

C’est retourner à ce que nous sommes profondément. Pis après cette “semaine de marde”, j’en aurai bien besoin!

 

Pour moi, ce que je suis profondément, c’est l’équitation, le spinning et la course, malgré le fait que j’ai trois enfants. C’est m’occuper de ma santé en apparence physique, mais en réalité surtout mentale. Parce qu’à la base de ma vie, avant d’être mère et épouse, il y avait moi. Et ce moi, aux risques de paraître égoïste, bin il aime bouger, respirer, travailler, se sentir bien. J’ai beau aimer mes enfants du plus profond de mon coeur, choisir leur vie avant la mienne, il reste que pour me sentir bien, j’ai besoin de temps sans eux. Sans mon mari aussi. Juste moi. Celle qui existait avant tout le reste.

Certains diront que faire tout ça, c’est me mettre beaucoup de pression. Au contraire, je sais que ça fait de moi une meilleure personne… Et une meilleure épouse… Et une meilleure maman. Surtout quand je suis en chute d’hormones! 😉 Quand je suis bien avec moi-même, je suis bien avec les autres. That’s it. Personne réinvente la roue ici, mais c’est bon se le rappeler de temps en temps!

Retourner à la base, c’est aussi passer du temps en couple. Ça tombe bien, c’est la St-Valentin en fin de semaine… houuuhouu! 😛 Ça prend du temps de qualité et de quantité (comme pour les enfants). Ce sont des soirées où on couche nos minis plus tôt pour boire du vin et manger des sushis. C’est faire garder les enfants une nuit pour célébrer un anniversaire et une occasion de se séduire encore en se mettant sur notre 36. C’est laisser notre progéniture aller déjeuner avec grand-papa ou marraine pour monter le St-Hilaire en duo ou se taper un 5 km sur la bande du canal (hâte que petite poulette soit un peu plus grande pour ça!). Pour nous, passer du temps en couple, ce n’est pas seulement rester collés sous les couvertures, c’est aussi se parler de nos buts, nos objectifs, nos projets. D’abord et avant tout, c’est avoir du FUN! Tout nu comme habillé! 😉

 

C’est redécouvrir qui nous sommes, ensembles.

 

Et la famille, elle? On retourne à la base comment en tant que parent? Tsé, comme quand on est dans une “semaine de marde” (oui, vous pouvez sentir le défoulement ici)! J’ai besoin d’une seule question pour trouver ma réponse. Quel genre de mère veux-tu être? Est-ce que je veux être cette mère frustrée et impatiente? Absolument pas! Je veux être une mère qui encourage, qui comprend, mais qui ne tolère pas tout. Une mère douce et rassurante. Drôle, active et impliquée. En retournant à ces qualités, la solution à notre quotidien sans queue ni tête se présente souvent d’elle-même.

Et c’est exactement pour ça que retourner à la base est important. Pour ça qu’aujourd’hui, trois semaines après avoir accouché, j’organise tranquillement mon retour à l’équitation. Pour ça qu’on est déjà allé patiner deux fois dans les trois dernières semaines, que j’ai pelleté l’entrée tout seule avec mon moi-même et qu’on est allé jouer au bowling en famille. Dans ces moments, je me regardais, je nous regardais tous les cinq. J’étais bien, nous étions bien.

 

Je n’ai pas besoin d’autres preuves: retourner à la base, c’est bon pour tout le monde. Et c’est exactement ce que je vais faire quand Madame Gastro cessera de glander sur mon divan!!

Published by

Véro

Femme dans la jeune trentaine, je suis aussi une heureuse épouse et mère de deux garçons. Riche d'une décennie en communication et marketing et de mon histoire aussi simple que rocambolesque, je partage avec vous mes humeurs du moment.